lundi 5 novembre 2012

Portrait de la mer en plein jour



Si les nuages ont le goût de l'écume aux lèvres, est-ce le signe que le blanc et le noir abondent dans les étranges fresques d'une danse féconde ? 

Quelque part en un lieu inconnu il arrive parfois qu'un homme contemple la mer et que cette fière ogresse se laisse regarder.
Tout tremble en ces frêles matins blancs où nagent des moutons. 
Un chant de sirènes affronte les limbes. 
Tout un territoire se penche au bord de la toile. 

Il fut un temps victorieux d'orgias mystérieuses 
couronnées de vœux entre des mains d'airain. 

Le voyage ne cesse de commencer. 
L'homme souffle sur ses doigts, des brins de braise rougeoient. Le vent siffle vaste et lourd comme une mer d'argent. Des signes tracés sur le roc dressent des sourires de sel. 

Les ellipses nées sur la roche ne laissent rien de côté. Des belles du souvenir passent. Leurs corps superbes et souples se mirent dans des éclats de miroir en flaque, vers d'autres desseins. 

L'immuable paroi de verre contorsionne l'univers. 

Un timbre martèle.
Les mots s'en mêlent. 

Le geste retrace à cheval sur les décades la danse des astres et des désastres. 




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