dimanche 7 octobre 2012

Il est possible de voir trouble dans un reflet



Derrière-moi s'éloignent les écorces, colorées pour la nouvelle saison par une main en transhumance amnésique volontaire. Sur mon épaule, un chat à la joue ouverte se cramponne. L'hiver sera rude. Il passera. Nous marchons. 
Des cimes plongent en ondées argentées, brillantes comme des lames au soleil de midi. Mon oeil s'égare en route. Au souvenir de la châtreuse de larmes rencontrée ce matin des cailloux plein ses poches. Au creux de ses mains, tenaient encore des rêves de Dame. 
Et les oiseaux pépient, et les hommes épient, et les questions s'envolent vers des latitudes incertaines à l'orée du "quoi". Prince Grenouille convoque de fraîches fleurs, des nonnes copistes et des femmes affables, pour durer encore quand dedans les caprices nocturnes gèlent à fendre l'âme. L'une des nonnes copistes suit chaque coquille à pas de fourmi sur la page toujours plus noire toujours plus dense. Inquiétante étrangeté. Entschuldigung. Yes, Sire; No more Sire. Et je la suis.


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